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Situation

Crise de trésorerie : les six premières semaines décident du reste

Par Jérôme Duflos Publié le 14 juillet 2026 5 minutes de lecture

Quand l’horizon de visibilité descend sous huit semaines, chaque jour compte double. Les options disponibles se réduisent à mesure que le temps passe, et les meilleures sont celles que l’on active tôt.

Une crise de trésorerie ne se règle pas avec un tableur amélioré. Elle se règle avec une méthode et quelqu’un qui l’a déjà appliquée.

Répondre d’abord à trois questions

Combien de temps l’entreprise peut-elle tenir, quelles obligations sont réellement exigibles, et où se situe le point de bascule ?

Cela suppose une position de trésorerie fiable, un recensement de tous les engagements, y compris ceux qui n’apparaissent pas au bilan, et l’identification des échéances critiques des trois prochains mois.

Dans un retournement, la première ressource n’est pas l’argent. C’est l’information fiable, disponible à temps.

Le plan des six premières semaines

  • Un prévisionnel à treize semaines, révisé chaque semaine, parfois quotidien sur les encaissements.
  • Des priorités de paiement explicites : salaires, organismes sociaux, fournisseurs stratégiques, puis le reste.
  • Une action massive sur le poste client, ressource la plus rapidement mobilisable.
  • Un plan d’économies chiffré, distinguant mesures immédiates et mesures structurelles.
  • Une information anticipée des créanciers, avant l’incident et non après.

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Ce qu’il faut installer ensuite

Une sortie de crise réussie se reconnaît à ce qui reste : pilotage hebdomadaire du cash, reporting mensuel fiable, discipline sur les délais clients, relation bancaire entretenue en continu.

C’est le moment où le dispositif passe naturellement d’un DAF de transition à temps plein à un accompagnement à temps partagé plus léger.

Questions fréquentes

À partir de quand faut-il se faire accompagner ?

Dès que l’horizon de visibilité descend sous huit semaines, ou qu’une échéance importante approche sans solution identifiée.

Quel est le premier levier à activer ?

Le poste client, presque toujours. C’est la ressource la plus rapidement mobilisable et elle ne suppose aucune négociation externe.

Le manager remplace-t-il l’avocat ou le mandataire ?

Non. Il construit le dossier économique sur lequel s’appuient les conseils, et tient la relation opérationnelle avec les créanciers.

Combien de temps dure ce type de mission ?

De six à dix-huit mois, avec une intensité forte les trois premiers mois puis une décroissance du rythme.

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