Situation
Restructuration : piloter le redressement sans perdre l’entreprise
Une restructuration ne se pilote pas avec les outils du quotidien. Elle demande un horizon de trésorerie très court, des interlocuteurs multiples et des décisions rapides, prises avec sang-froid.
Peu d’entreprises disposent en interne du profil capable de tenir cette position, et c’est normal : on ne se restructure pas tous les ans.
Les trois phases d’un redressement
Le diagnostic, deux à trois semaines : combien de temps l’entreprise peut tenir, quelles obligations sont exigibles, où se situe le point de bascule.
La stabilisation : plan de trésorerie hebdomadaire, arbitrage explicite des paiements, plan d’économies distinguant l’immédiat du structurel, information anticipée des créanciers.
La reconstruction : modèle économique révisé, pilotage installé, relation bancaire rétablie sur des bases saines.
Une échéance critique approche ?
Sous 5 jours, vous rencontrez des dirigeants et des financiers rodés au retournement.
Faire le point avec nous →La relation avec les créanciers
Banques, organismes sociaux, fournisseurs, actionnaires : chacun a ses règles, ses délais et ses interlocuteurs. Un dirigeant rodé sait ce qui se négocie et ce qui ne se négocie pas, et prépare des dossiers qui tiennent.
Il prépare aussi, avec les conseils de l’entreprise, les procédures amiables lorsqu’elles s’imposent, mandat ad hoc ou conciliation, qui supposent un dossier financier solide pour être utiles.
Une entreprise qui informe avant l’incident conserve des marges de manœuvre qu’une entreprise silencieuse a déjà perdues.
Quels profils mobiliser
Selon l’ampleur : un DAF de transition quand l’enjeu est financier, un directeur général de transition quand la gouvernance elle-même doit être reprise, ou un accompagnement à temps partagé une fois la crise passée.
Questions fréquentes
À quel moment faut-il agir ?
Dès que la visibilité descend sous huit semaines. Plus tard, les options disponibles se réduisent fortement.
Le manager remplace-t-il les conseils juridiques ?
Non. Il construit le dossier économique et tient la relation opérationnelle avec les créanciers, en lien avec les avocats et mandataires.
Combien de temps dure une mission de retournement ?
De six à dix-huit mois, avec une intensité maximale les trois premiers mois.
Peut-on éviter une procédure collective ?
Souvent, si l’alerte est donnée tôt. Les procédures amiables existent précisément pour cela et supposent un dossier financier crédible.